Attendre pour Bloguer

Attendre pour bloguer

Mais Pourquoi ????

 

Quand je réalise que la majorité des Papas et Mamans blogueurs ont commencé à bloguer parfois dès la grossesse, donc bien avant la naissance de leur petite merveille, d’autres peu après la naissance de leur 1er,  je me suis amusée à me demander pourquoi j’ai attendu autant pour bloguer moi aussi.

Certes, j’aime faire un peu le contraire de tout le monde : me marier plus près des 40 ans que des 20, devenir maman après mes 40 ans plutôt qu’autour de 30, et j’en passe. Les moyennes m’ennuient, alors je prends involontairement un malin plaisir à essayer de les faire bouger…

Mais pourquoi diantre n’ai-je pas ouvert mon blog en 2010 ? Pourquoi attendre pour bloguer ?

Ciel ! 2 bébés d’un Coup

La grossesse en soi n’était pas une grossesse surprise, elle entrait bien dans le “projet bébé”. Par contre, si vous lisez un peu mon blog, vous savez qu’elle nous a réservé une sacré surprise, découverte à l’aube du 4ème mois de grossesse.

En cette fin de journée de novembre 2009, à l’écho des 12 SA, et au summum de la concentration sur l’écran de contrôle de l’échographiste, nous nous sommes entendus dire  “Mais ce sont des jumeaux” du ton le plus laconique possible par le gynéco. Stupeur (et furieuse envie de faire pipi….)

Nous avons ainsi appris qu’un bébé peut en cacher un autre, mais que nous ne saurons jamais qui s’est caché derrière qui pendant ces 3 premiers mois, et que ce mystère que je raconte ici qui restera entier à jamais.

9 Prétextes + 1 Bonne Raison

Alors, après quelques jours d’intense réflexion, me demandant pourquoi une fois de plus, je ne faisais pas comme les autres, j’ai fait la liste des 10 arguments qui font que je n’ai pas ouvert mon blog avant. Avant, c’est-à-dire avant la naissance des filles, avant leur 1 an, avant leur 2 ans, avant leur 3 ans. Et que je ne me suis lancée qu’avant leurs 4 ans (oups, il était temps).

  1. J’ai bullé, totalement bullé, pendant ma grossesse, sans honte et sans vergogne, et encore, j’étais loin de me douter que j’aurai même dû buller encore plus !
  2. Tenir un ordinateur sur son ventre, quand on attend des jumelles, et que la seule position “confortable” les 3-4 derniers mois, c’est-à-dire du 4ème mois au jour de l’accouchement, était allongée sur le côté gauche, telle une déesse antique, relevait de l’équilibrisme (pour l’ordinateur)
  3. J’ai passé ma grossesse, autant dire mes derniers mois de “liberté” à lire, faire le shopping des bébés via internet, me gaver de films, et rêvasser, faire la sieste… bref, à vivre sans aucune autre contrainte que les RDV tous les mois chez le gynéco et le cabinet d’échographie.
  4. J’ai accouché à 8 mois de grossesse, de 2 jolies petites filles, à qui nous devions donner 1 biberon toutes les 3 heures…. calculez 1h en moyenne par biberon, par bébé. Contraints de mettre le réveil toutes les 3 heures pour ne pas rater les biberons. Le reste du temps, on mangeait et on dormait, en mode survie. Limite cauchemardesque au début, et encore, cauchemar était un bien grand mot, on n’avait guère le temps de trouver le sommeil profond pour en faire. That’s all.
  5. J’ai repris le boulot à 80% (histoire de réveiller mes neurones qui commençaient à dégouliner), non pas en me libérant le mercredi ou un autre jour, mais en partant du bureau plus tôt les 5 jours de la semaine pour arriver à temps à la crèche (merci qui ? merci la limite des 10 heures de garde par jour, les embouteillages du périphérique parisien -impossible d’envisager les transports en commun pour les transversales, et zéro Papy ou Mamy pour nous dépanner).
  6. Quand je n’avais pas un bébé dans les bras, une fourchette de pâte portée à ma bouche pour tenir le coup ou la douche pour tenter de me réveiller, j’avais mon appareil photo pour faire des milliers de clichés de mes filles. Des plans larges, des zooms, des portraits, des photos de tout et de rien de leurs naissance à aujourd’hui. Ou mon smartphone pour filmer et essayer de capter quelques instants uniques. Résultat ? des milliers de photos, pas vraiment triées, juste classées par date de prise de vue.
  7. Je croyais que je n’arriverais pas à tout gérer parfaitement (mon côté perfectionniste) : le boulot, les enfants, la vie de couple, la maison à tenir, ET le blog. Et j’avais raison. Le nombre de fois où on faisait bien les réappro en couches, laits, petits pots, cotons, etc… et où on oubliait presque de s’acheter à manger pour nous ! Bref, cela me semblait sur-humain. J’en profite pour redire ici mon admiration sans bornes à celles et ceux qui se lancent dès la naissance de bébé (ou des bébés) pour gérer un bébé d’un autre genre mais tout aussi chronophage, le blog. Respect
  8. J’ai abandonné quelques idéaux et principes sur l’autel de la mise en pratique, surtout  les premiers mois, un peu dans le feu de l’action. Exemple : non, je ne laverai les bibs qu’au savon de Marseille et à la main. Oui, bien sûr. Au bout de 15 jours à laver les 2 tournées de 8 biberons quotidiens, on a tout mis dans le lave vaisselle, et hop, 1H de gagnée par jour, ce qui vous pouvez traduire par 1H de sommeil en plus pour nous, les parents exténués !
  9. Parents exténués nous étions devenus en l’espace de quelques jours. Mon cerveau d’ailleurs était bizarrement devenu monotâche, dès la grossesse : garder ces 2 fées au chaud jusqu’à 8 mois et 1 semaine. J’ai presque tenu mon pari, j’ai tenu jusqu’à 8 mois tout pile. Mais après la naissance, le monotâche s’est focalisé sur “survie“, notre survie à nous, et celle de nos jumelles : nourrir, laver, câliner, et dormir. Nous et nos ces deux fées.
  10. Au final, j’ai ouvert mon blog seulement quand mes neurones ont recommencé à penser à autre chose que bébés/couches/biberons/crèches/petits pots/etc… et que donc, j’en ai eu vraiment envie. Quand j’ai décidé que désormais mon cerveau pouvait à nouveau se concentrer sur plusieurs choses à la fois, qu’il maitrisait à la perfection les couches, les biberons, les petits pots, les Tchoupi, les Petit Ours Brun, et que désormais, il pouvait à nouveau absorber d’autres connaissances. Ce qui, en soi, est peut-être la seule et unique raison valable, effaçant du même coup les 9 arguments précédents et les rangeant dans la plus banale et la pire des catégories : les prétextes.

3 ans plus tard

Et c’est ainsi que 3 ans après la naissance des Twins, à la veille de changer de région et du coup d’orientation professionnelle pour moi, l’idée du blog a carrément envahi mon cerveau un matin d’embouteillage sur ce satané périphérique parisien. C’est même sur ce fameux périph que j’ai trouvé son nom.

Puisque je suis du genre à prendre mon temps, il m’a fallu 6 mois supplémentaires avant de le mettre sur les rails de WP et le lancer, le saut dans l’immensité du net, sans parachute. Certes, dans ces 6 mois, il faut tenir compte seulement des 3 derniers mois, car je ne compte pas les 3 mois consacrés au déménagement et à notre installation dans notre nouvelle région et à la rentrée scolaire.

Et si aujourd’hui, j’adore lire les blogs de futurs ou tout jeune parents, leurs émotions et leurs débuts dans la vie de parents, c’est que du haut de mes 4 petits printemps de ma vie d’apprentie Maman, je souris et je me rassure : on passe quasiment toutes et tous par les mêmes étapes. Ouf.

Et vous, quand avez-vous ouvert votre blog ? dès la grossesse, dès la naissance, quand vous-êtes vous senti prêt(e) pour bloguer ? Et comment avez-vous réussi à tout gérer ? (honnêtement, je vous admire !)

Et dans un prochain article, je vais participer à une autre réflexion estivale lancée par Dans Ma Bulle, blog que je viens de découvrir grâce à Une Souris Bleue : Quelle Blogueuse je veux être ?

#staytuned