Sur la piste de l'autonomie de l'enfant

Sur la Piste de l’Autonomie de l’Enfant

 

Cette semaine, je participe aux Jeudis Éducation de WonderMômes sur le thème de l’autonomie : une longue piste …

Jeudis Education WonderMômes

Dès leur naissance, on ne pense qu’à une seule chose : quand est-ce que Bébé saura faire telle ou telle chose tout seul, et en même temps, c’est bien notre rôle de le guider vers l’autonomie, c’est à dire apprendre à se débrouiller presque tout seul dans la vie. Snif.

Mais en quoi est-ce si important, l’Autonomie ?

A comme Autonomie

 

C’est rigolo, le mot autonomie commence avec la 1ère lettre de l’alphabet, un peu comme si elle allait conditionner tout le reste. Un hasard ?

 A Comme AutonomieDès que Bébé montre le premier petit signe qu’il veut commencer à se débrouiller seul, on saute de joie, on est fièr(e), on le crie au téléphone et parfois jusque sur les réseaux sociaux, c’est THE breaking news à chaque fois – on en oublie qu’il s’agit d’une évolution naturelle. Mais ça fait tellement de bien qu’on ne s’en prive pas !

La piste vers l’autonomie de l’enfant est donc ponctuée d’une longue série de Hourra mais est aussi parsemée de petits ou grands ratés, comme la cuillère de purée de carotte qui atterrit par terre, la sauce tomate qui vient maculer nos tenues, le verre d’eau qui se renverse (surtout bien rempli), le paquet de couches caché dans la machine à laver, etc.

Au rayon des bobos, on aura les bosses, les bleus, les genoux écorchés, mais parfois aussi des bobos plus gros.

L’autonomie passe aussi par le langage, car c’est plus facile de comprendre ET de se faire comprendre pour indiquer ce qu’on veut, ce qui ne va pas, ce qui fait plaisir, etc.

Du coup, Bébé a un sacré boulot pour explorer, comprendre, assimiler et mettre en pratique tous ces petits gestes et mots qui l’entraînent à chaque fois un peu plus loin vers son autonomie. Ce qui explique aussi probablement ses coups de fatigues, parfois aussi des colères ou des caprices.

Les Jumelles et l’Autonomie

Avec le recul maintenant que les jumelles ont 5 ans, je peux dire que la route, que dis-je, l’autoroute à 2 voies, vers l’autonomie a été longue, sinueuse, parfois lente, parfois rapide, et que les étapes ont été franchies quand elles l’avaient décidé, et seulement quand elles l’avaient décidé.

On n’a pas vraiment mis en place de stratégie à la maison, on les a observées, laissées faire (notamment pour la motricité), et quand on voyait la petite étincelle, on encourageait, on en jouait avec elles.

A la crèche, ils étaient adeptes de la motricité libre ce qui tombait plutôt bien : pas de trotteur, de transat, ni de barrières de sécurité, caches prises etc. J’ai bien mis quelques coussins au pied de meubles, mais ni bloque-portes ou bloque-tiroir (évidemment, les produits dangereux tels que les produits ménagers et les médicaments étaient totalement hors de portée, et le sont toujours). En même temps, on était en appartement à l’époque, et c’était peut-être plus facile de les surveiller, de prévenir et d’expliquer, que dans une maison avec des escaliers.

Observer le développement des jumelles est assez rigolo car elles évoluent chacune à leur rythme, avec leurs méthodes et leurs tests. Est-ce qu’elles se stimulent l’une l’autre ? difficile à dire, car la relation entre les jumelles est faite à la fois de complicité, d’échange, mais aussi de rivalité et de besoin de se différencier.

D’ailleurs, elles ont franchi les premières grandes étapes chacune à leur manière, et pas nécessairement en même temps.

Sur la piste de l'autonomie de l'enfant

Pour la marche, si #jumelle2 a été la première à se lancer, sa sœur, #jumelle1, s’en fichait royalement. Puis quelques semaine plus tard, alors que #jumelle2 cavalait déjà, elle a décidé, du jour au lendemain, de marcher. Et l’a fait.

Pour la propreté, c’est l’inverse : #jumelle1 a décidé un jour de ne plus mettre du tout de couches (y compris la nuit), alors que pour #jumelle2, ça a été un peu plus long, notamment la nuit. Pour la toilette, la douche, apprendre à ne pas verser le flacon de gel douche entièrement dans la baignoire n’a pas été une mince affaire, et il a fallu acquérir des réflexes pour le lavage des mains, le brossage des dents, etc.

Les vêtements et mes filles, c’est une longue histoire d’amour (c’est pas comme si je n’en parlais jamais sur le blog -;)). L’une s’habille et se déshabille seule depuis longtemps, tandis que l’autre prend plaisir à vérifier son emprise sur moi en me demandant de l’aider à s’habiller. Comme si ça la rassurait.

En ce qui concerne la lecture, #jumelle2 semble plus avide d’apprendre à lire tandis que #jumelle1 semble plus pressée d’apprendre à écrire.

Ainsi, nos prochaines grandes étapes sont la lecture et l’écriture, elles sont en moyenne section et ne demandent que ça : je vais avoir le plaisir d’accompagner ces apprentissages pour les 2 en même temps, j’ai déjà un petit aperçu du boulot quand elles me demandent d’épeler le même mot vec juste 3-4 lettres d’écart, mon cerveau adore !

Et nous ?

Nous ? on les accompagne, on les encourage, on peut tenter de les stimuler un peu (mais pas trop non plus), et quand mes filles s’interrogent, semblent réticentes ou un peu anxieuses, j’essaie de les rassurer, de leur demander d’essayer avant de dire qu’elles n’y arrivent pas, que tout s’apprend, et je leur vante les avantages de telle ou telle action.

Comme je suis une Maman paresseuse, je n’ai pas d’agenda rempli d’activités pour occuper leurs weekends et leurs soirées sans répit. Je suis contre l’hyperstimulation, j’ai la faiblesse de croire que nos enfants sont curieux de tout par nature, et qu’il faut les laisser grandir à leur rythme, explorer à leur façon (tant qu’ils ne se mettent pas en danger),et leur apprendre à s’ennuyer.

L’autonomie est aussi une affaire de responsabilisation de l’enfant, directe ou indirecte : tu sais prendre ta douche toute seule mais tu dois aussi apprendre à fermer le robinet d’eau et ne pas la laisser couler inutilement. Tu sais éteindre et allumer la lumière, alors tu dois penser à l’éteindre en quittant la pièce et quand il fait jour. Sur des sujets plus futiles, à partir du moment où mes filles savent s’habiller, on peut guider, expliquer, non seulement qu’on ne s’habille pas de la même manière selon la saison et le temps, mais que certains mélanges de couleurs peuvent être un peu hasardeux.

Bien, mais il y a un petit revers de la médaille à tout ça, il en faut bien un : c’est que chaque pas de nos enfants vers leur autonomie nous éloigne un peu plus de ce petit bébé qui dépendait totalement de nous mais qui nous faisait totalement fondre. Qui n’a pas versé une petite larmichette de fierté mais aussi de nostalgie lors des 1ers pas de Bébé, “Il marche c’est génial !!! MAIS mon bébé na va plus avoir besoin de moi et de mes bras .. Snif“.

Car ainsi va la vie…

PS : je ne suis pas encore prête à les entendre me dire qu’elles veulent rentrer de l’école toute seule, mais j’ai encore un petit peu de temps pour m’y préparer non ? rassurez-moi 🙂

 

 

Ils / Elles en parlent aussi

Les autres participants aux Jeudis Education ont planché sur le sujet aussi, allez les lire par ici :