Bloguer à mains nues

Je suis cette nana un peu bohème sous ses airs à moitié organisée, et pour qui bloguer est un loisir, très prenant certes, mais un loisir. C’est sur mon temps libre que j’ai créé ce blog et que je le fais grandir, j’ai un job, une famille, une vie IRL etc. Rien de très original ni exceptionnel en fait.

En 4 ans de blogging, j’ai lu comment booster mon blog pour augmenter le trafic, et honnêtement, les plus sérieux de ces conseils marchent, mais avec une condition préalable : avoir le temps de les appliquer, et tenir sur la durée. Je voudrais bien faire plus mais je ne peux pas (ben oui, la nuit je dors)

Petite aparthé : je n’ai pas encore lu le livre de Stéphane Briot, mais il est bien sur mon bureau et je compte bien le lire attentivement 🙂 Fin de l’aparthé.

Dans le même temps, les algorithmes – bien pourris – de Facebook, et maintenant d’instagram, ont pris le pas sur tout ce qu’on voudrait essayer de contrôler. Vous pouvez d’ailleurs lire le tout récent billet de Aude du blog NozEnfantsChéris qui peste elle aussi contre ce fucking algorithme. C’est le jeu du chat et de la souris, sachant que le chat chasse avant tout des dollars sonnants et trébuchants pour la rentabilité (coucou Mark), et que la souris, elle, cherche elle aussi parfois des dollars ou des euros sonnants et trébuchants mais surtout de la visibilité et le nombre de fans qui va bien. En pratique, honnêtement, c’est l’enfer en terme de visibilité, et c’est démoralisant si on ne s’accroche qu’à ses stats. Si on n’a pas envie de payer pour augmenter la visibilité de nos posts, si on n’a pas non plus un nombre de fans à 5 chiffres, on peut facilement tomber dans les limbes des fils d’actus de de ces réseaux sociaux. Et même quand on ne blogue que pour le plaisir, c’est parfois un peu frustrant.

C’est d’autant plus dommage que quand on ne peut pas passer très souvent sur les RS dans la journée pour des tas de raisons, on perd complètement la chronologie des posts quand on débarque le soir. Il faut alors avoir le réflexe de regarder la date du post, pour s’apercevoir qu’il date de “4 jours”, ou “21 heures”.  On réalise aussi que le post insta vraiment posté sur le moment et pas en #latergram,  et dont on était si fière, ne sera probablement pas vu par nos followers avant quelques heures, au mieux. Et le fait de potasser des hashtags ne semble pas plus changer les choses que le fait de ne pas en mettre du tout, j’ai testé. OU alors je suis une vraie quiche, ce qui est aussi possible.

A mains nues

Alors, pour tenter de nous faire passer la pilule, Instagram et Facebook ont inventé le live, ou la story, mais globalement ça revient au même. Nous voilà donc, les unes et les autres, en train de nous filmer (et c’est plus ou moins réussi en ce qui me concerne), scrollant nos derniers articles de blogs, racontant notre vie en plus ou moins faux directs dans nos fameuses stories pour essayer de rester visibles. Et comme je suis plus à l’aise avec les photos qu’avec les vidéos, c’est pas gagné. Dans ces stories donc, on vous renvoie avec plus ou moins d’humour ou d’originalité sur nos blogs, sur nos posts, on y met même des hashtags (si si), on peut taguer, bref. Tout pareil, mais en story. ET pour pouvoir swiper sur les vrais liens, là, je crois qu’il faut payer ou avoir un compte à 5 chiffres au moisn. Bref, les réseaux sociaux, c’est comme les banques qui ne pretent qu’aux riches, eux, ils ne rendent visibles que les visibles. Rhaaaaa.

Twitter, est un peu plus sioux encore. Non seulement il a décidé de massacrer notre fil chronologique lui aussi depuis longtemps, mais en plus, il faut surfer entre les 140 caractères cinglants où la bienveillance des uns s’arrête là où commence la tolérance des autres. Ça me fatigue rien que de l’écrire.

Pour en revenir à ce que je disais plus haut, booster son blog, il y a le cas des concours. Alors là, c’est carrément autre chose. Parce que si vous suivez bien, vu que la  visibilité de nos posts se casse souvent la gueule sur les réseaux sociaux (sauf si on paye pour se montrer lol), forcément, la portée des concours peut mathématiquement se casser la gueule elle aussi. ET comme le seul plaisir des concouristes est de s’abonner pour participer au concours, puis de se désabonner une fois le concours terminé, question fidélisation de l’audience, c’est encore raté.

Du coup, depuis plusieurs mois, j’ai arrêté les concours  pour des tas de raison qu’on peut résumer comme ça : le jeu n’en vaut pas toujours la chandelle, ni pour vous, ni pour moi. A la place, j’essaye de partager avec vous des offres promo à partir des vraies plateformes d’affiliation où je suis (enfin les sérieuses lol), et qui pour un petit clic me rapportent quelques centimes qui aident à financer l’hébergement du blog. C’est peut-être très égoïste de voir les choses comme ça, mais je me répète, je blogue par plaisir. Pas par métier. Du coup, ça change pas mal ma vision des  choses.

Attention, je ne cherche absolument pas à critiquer les blogs qui voient les choses autrement, pour des tas de bonnes raisons qui leur appartiennent, ni ceux qui organisent des concours : il y en a de vraiment très chouettes, des blogueuses et des blogueurs pros ou pas, mais il faut se rappeler que chacun est le boss de son propre blog. Tous les blogs sont différents, c’est aussi ce qui fait leur richesse. Moi, je ne parle que de ce que je connais : MON blog.

Il y a quelques jours, j’ai dit sur Facebook que je devenais allergique au mot visibilité. Et on m’a demandé pourquoi. J’ai réfléchi et j’ai fini par répondre que c’était parce que je suis une rebelle, et qu’au fond, je n’ai pas envie de rentrer dans le jeu des réseaux sociaux pour gagner de la visibilité à tout prix. Bon ok, mais alors, vous allez me demander de quoi je me plains ?

Oui, c’est vrai, parfois je me dis que je devrais faire avec, comme le font les autres, et qu’il faut se donner les moyens. Clairement, je me donne les moyens que je peux me donner pour le blog sur le temps que je peux lui consacrer, et que j’ai envie. Et  puis, j’ai surtout la fâcheuse tendance à ne pas toujours vouloir faire exactement comme tout le monde.

Je blogue comme je suis, je publie par instinct, je fais des collaborations quand je suis séduite et convaincue, je partage dans différents groupes quand je le sens, parfois je ne partage pas. Dans 95% des cas, je parle de produits que j’ai personnellement achetés. Je ne sais pas publier quand je ne suis pas à l’aise avec le sujet ou le produit, je ne suis pas partisane du bashing par blog interposé, c’est comme ça.

Peut-être parce que la rebelle que je suis n’est pas une killeuse pour autant  ?

PS : une dernière petite chose : Lorène, je m’appelle Lorène, pas Laurène, ni Lorraine. Lorène. C’est pourtant pas sorcier de recopier correctement mon prénom qui est sur le blog et en signature de mes mails non ?