Blogueur, instagrameur, youtubeur, bref potentiel ou réel influenceur, même si au commencement vous n’y avez pas pensé – si si, je vous jure que c’est possible, vous allez avoir envie à un moment ou à un autre de monétiser tout ça, c’est à dire d’en tirer de l’argent.

Like Me et Like Moi sont sur un bateau

Là où ça risque de se compliquer, c’est qu’il faut apprendre à distinguer les outils sérieux et fiables, et éliminer les charlatans qui vous agitent l’argent facile sur vos fils d’actu à longueur de journée. Ces derniers temps, les promesses fumeuses fleurissent un peu partout, sans parler des propositions de partenariat bidon, des propositions de job à la rémunération plus que douteuse (vous serez le CM et vous ferez la traduction des fiches produits, et votre rémunération sera un % du CA qui sera généré sur le site tartenpion.fr) et le pompon, les nouvelles agences “influenceurs” qui poussent comme des champignons et dont certaines demandent quand même 5000 likes par photo. Oui oui, vous avez bien lu, 5000 likes par photo sur insta.

Conseils pratiques pour monétiser son blog sans se faire avoir

Mais comment s’y retrouver ? Avant de vous donner mes quelques conseils simples, je vais vous raconter ma petite expérience.

Quand j’ai commencé à bloguer, j’avais été contactée pour une nouvelle agence d’affiliation au concept intéressant : la méta-affiliation. L’idée était prometteuse : à l’aide d’un plugin installé sur mon blog, ils transformaient tous mes liens externes en liens d’affiliés avec les différentes plateformes d’affiliation où sont inscrits les annonceurs, ils récupéraient les commissions ensuite sur les ventes / clics et me reversaient a priori 70% de ces commissions. J’étais donc supposée gagner quelques euros tous les mois sans avoir à aller chercher mes deeplinks moi-même sur les différentes plateformes, ce qui est long et fastidieux. Sur le papier, c’était donc très chouette.

Mais en pratique, ça l’était nettement moins. Quand j’ai atteint mon premier seuil de paiement, il a fallu que je me bagarre pendant plusieurs mois pour arriver à me faire payer. Bien évidemment, dans ce genre de startups, personne n’est joignable par téléphone, mais uniquement par mail. Certains mails restaient sans réponses, sauf quand je menaçais de transmettre le dossier à qui de droit et d’en parler sur les réseaux sociaux. Au bout de 6 mois, j’ai réussi à avoir mon premier paiement. Rapporté au temps passé à relancer et réclamer mon dû, comment dire, j’étais largement perdante.

Par la suite, je me suis aperçue que mes gains potentiels n’étaient plus validés, alors j’ai repris ma bataille par mails interposés pour obtenir des réponses à mes questions. Vous devinez la suite ? je me suis faite balader (enfin quand j’avais des réponses) jusqu’à ce que j’apprenne sur un groupe d’entraide de blogueurs, qu’en réalité, la société en question était en train de mettre la clé sous la porte. Bien évidemment, les gains potentiels n’ont jamais été validés ni payés, et le pire, je n’ai jamais reçu de mail m’informant de la fermeture de l’entreprise.

Conseils pratiques pour monetiser son blog sans se faire avoir

A peu près pendant la même période, je me suis laissée séduire par une autre entreprise qui elle, promet de capitaliser sur notre communauté en diffusant des pubs via nos réseaux sociaux. Le modèle est simple : on est payé au clic pour chaque campagne que l’on relaye.

Et devinez quoi ? Same player, shoot again ! Lorsque j’ai atteint mon premier seuil de paiement, il a encore fallu que je bataille par mails interposés pendant plus de 2 mois, que je menace là encore de transmettre le dossier à qui de droit, que je prouve que les CGU n’étaient pas conformes, tout ça pour arriver à me faire payer quelques malheureuses dizaines d’euros.

Alors quand j’ai enfin reçu mon paiement, j’ai purement et simplement clôturé mon compte dans cette entreprise, et j’ai arrêté de perdre mon temps.

Comment monétiser son blog sans se faire avoir ?

Ces deux mauvaises expériences de monétisation de mon blog ou de mes réseaux sociaux m’ont donc appris à me méfier, à lire tous les informations, et à vérifier. Pourquoi ? parce que le souci majeur de ces boites, c’est souvent la trésorerie, mais promis, je ne vais pas vous prendre la tête avec des histoires BFR négatif ou de BFR positif.

Par la suite, j’ai travaillé avec les grandes plateformes d’affiliation internationales comme Awin (Ex Zanox), NetAffiliation, Effiliation, ou encore TradeDoubler. Elles ont pignon sur rue, leur mécanique est bien huilée, je n’ai jamais eu aucun souci de paiement. Je postulais aux programmes qui m’intéressent, je fais du deeplink moi-même quand ça me chante, je mets des bannières là où je veux. C’est parfait pour moi, je reste en mode Peace and Blog même dans ce domaine.

  • Depuis, le statut de portage salarial que j’avais ne me convenant plus, j’avais envisagé le statut d’auto-entrepreneur. Malheureusement, le dernier PLFSS (projet de loi de finances) entrainant de nouvelles modifications en supprimant certains avantages liés à ce statut, ce statut n’est pas du tout rentable pour moi. Par conséquent, j’ai à ce jour choisi de ne plus monétiser mon blog, qui je le rappelle, est un loisir pour moi et non pas mon travail de tous les jours.

Petite parenthèse juste pour vous dire que si vous voulez en savoir plus sur l’affiliation et les différentes plateformes sérieuses, allez lire les conseils de :

Blog By Yourself qui vous explique comment monétiser son blog avec l’affiliation

Trucs de Blogueuse vous propose elle aussi un dossier complet sur l’affiliation et les contenus sponsorisés.

Je continue de vous raconter ce que j’ai retenu de ces deux mésaventures ? Il y a quelques mois, j’ai été contactée par une nouvelle agence de mise en relation entre annonceurs et influenceurs. Cette fois-ci, elle avait bien sur son site des Mentions Légales et des CGU / CGV. Mais quand j’ai lu les CGU/CGV, j’ai découvert que l’éditeur, donc moi, blogueuse, cédait de facto tous les droits d’utilisation de mes articles et photos/visuels, y compris mon logo, publiés dans le cadre d’un partenariat avec l’un de leurs annonceurs, et que ceux-ci pourraient être réutilisés à des fins de marketing par l’agence elle-même (même pas par l’annonceur, carrément !).  J’ai bondi, et je ne me suis pas inscrite sur ce site.

Je ne parle pas de ces agences qui naissent tous les mois ou presque, qui n’ont aucune CGU, ni CGV, ni mentions légales, qui paieront on ne sait pas comment, ni dans quel délai. Bref, le vide sidéral.

Alors, s’il est tout à fait légitime d’avoir envie de monétiser son blog et/ou sa communauté de fans sur les réseaux sociaux, ce n’est pas une raison pour se faire avoir. Avant de vous engager, je vous conseille vivement de rechercher 3 informations de bases, et surtout, de les lire attentivement.

Monétisation, Affiliation

3 informations à lire obligatoirement avant toute chose

Une agence de mise en relation influenceur/annonceur, ou d’affiliation, dont le sites internet ne présente au minimum pas les 3 informations suivantes, n’est absolument pas crédible.

  • Mentions Légales. C’est obligatoire pour tout site internet, startup ou pas, vous devez notamment y retrouver le nom de l’entreprise, son adresse, et un SIRET ou un SIREN (ces agences sont rarement en auto-entrepreneur).
  •  CGU/CGV détaillées, indiquant clairement les droits et les devoirs tant pour les annonceurs (= les marques) mais aussi pour vous les influenceurs, qu’on appelle également les éditeurs (= blogs, instagrameurs / youtubeurs etc).
  • les seuils et modes de paiement, généralement ils sont dans les CGU/CGV mais il faut bien les lire : la loi française impose que la facture comporte le délai de paiement, c’est-à-dire la date maximale à laquelle votre versement doit être sur votre compte, ainsi que les pénalités de retard légales en cas de dépassement du délai de paiement.

Qui est le boss de votre blog ou de votre communauté sur les réseaux sociaux ? c’est vous. Donc, vous avez le droit de fuir si :

  • Si ces 3 informations sont absentes.
  • Si quelque chose vous choque ou vous dérange dans les CGU/CGV.
  • Enfin, lorsque vous lisez les mentions légales, notez le nom de la société, puis allez sur http://www.societe.com afin de vérifier si elle est installée en France, depuis combien de temps elle a été créée, combien de personne elle emploie etc. Dans certains cas, vous pouvez aussi consulter le bilan financier.

N’oubliez pas que vous allez confier vos données personnelles à ces entreprises, dont vos données bancaires ou paypal, alors réfléchissez-y à deux fois. Car ensuite, vous n’aurez plus que vos doigts pour vous énerver dans vos mails, tout le monde n’a pas un avocat ou un conseil juridique qui va prendre le relais pour vous défendre. On peut se faire avoir une ou deux fois, comme moi, on apprend en tombant, mais l’expérience des uns pouvant servir aux autres, j’ai préféré vous expliquer comment désormais, je trie les différentes approches pour monétiser mon blog.

Et vous, vous avez déjà eu l’impression de vous faire avoir ?

Avez vous d’autres astuces à partager avec nous ?