Comment on a (en partie) résolu le #terrible four des jumelles

Comment on a (presque) résolu

le #terriblefour des jumelles

 

 

Dans la famille, on a échappé au #terribletwo, pas trop vu le #terriblethree, mais par contre, le #terriblefour, on le subit tel une vague scélérate, sans prévenir, violent, difficile à contenir et épuisant. Avec cette particularité supplémentaire que nos filles le font presque en même temps, merci les jumelles !

D’ailleurs, je vous en ai déjà parlé ici, , et encore par aussi.

Et pour moi qui n’aime pas trop subir et encore moins ne pas comprendre, ces tempêtes de #terriblefour me font devenir dingue : d’abord parce que c’est épuisant à gérer, que les filles les enchaînent en parfaites relayeuses, que l’une ne se gère par comme l’autre, que ça met une ambiance épouvantable dans la maison. Que ça me fait douter, chanceler. Ensuite parce qu’on ne comprend pas bien d’où ça vient, comment, pourquoi. Et qu’on a donc du mal à trouver une solution. Et qu’on finit par appréhender.

Mais Pourquoi ????

 

Alors, une fois qu’on a réussi à calmer les éléments déchaînés, qu’on reprend enfin ses esprits, on tente de réfléchir. Pourquoi tant de colère, de cris, de pleurs, de disputes ?

Pourquoi se mettre dans des états pareils, elles, moi, nous, la famille ????

Pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ? Autant de questions que l’on se pose et qui peuvent nous miner parce qu’on tourne en rond, en boucle, sans recul.

Si on part du postulat que c’est normal, que de toute façon c’est lié à leur âge, à leur développement, à leurs hésitations entre grandir et rester bébé pour que Maman s’occupe d’elles, que c’est aussi lié au fait qu’elles ont encore du mal à poser des mots ou des explications sur leurs émotions, la fatigue, l’école etc. on est bien content. Rajoutez moi la couche “les jumelles sont jalouses, elles font leurs crises en même temps” et c’est le pompon.

Mais et alors ? Car avec ces jolies théories, on n’est pas plus avancé.

Alors j’ai essayé de regarder la situation différemment et de noter quand les #terriblefour se déclenchaient, comment, pour ensuite tenter de trouver des solutions adaptées.

Au bout de plusieurs mois, en enchaînant de belles et longues accalmies avant de courtes mais terribles tempêtes de #terriblefour, on a quand même fini par trouver quelques facteurs déclencheurs à chaque fois. Puis on a essayé de voir comment on pouvait neutraliser ces déclencheurs.

Voilà donc ce qui fonctionne aujourd’hui à la maison avec les jumelles, ce qui nous a permis de désamorcer les #terriblefour les plus violents, voire d’en éviter. Et comme pour confirmer notre “stratégie”, les dernières crises qui ont eu lieu juste avant les vacances scolaires, avaient exactement les causes que je vais vous décrire maintenant.

Déclencheurs

 

Lorsque les filles accumulent la fatigue, elles deviennent, comme les adultes, plus irritables, plus demandeuses d’attention, moins patientes, moins prêtes à partager Maman ou Papa. Besoin des bras, d’être rassurées, câlinées, dans le calme ou du moins dans la bonne humeur. Immense besoin d’attention.

Car là où nous, et moi en particulier, nous nous isolons voire nous replions un peu sur nous-même (sur notre ordi) pour nous ressourcer, mes filles, elles, attendent autre chose. De Moi, de Nous, leurs parents.

Alors, depuis le mois de septembre, nous avons modifié notre comportement et surtout, j’ai modifié mes occupations au retour de l’école et ce jusqu’au coucher. Et je vais commencer volontairement par les soirées, parce qu’inconsciemment ou non, elles conditionnent l’état d’esprit du matin, pour toute la famille.

Le 18-20 Déconnecté

 

Du retour de l’école jusqu’à leur coucher, j’ai appris à mes dépens (et Papa Twins And Us aussi) que je devais laisser mon téléphone sur le bureau, et éteindre mon ordinateur. Car en pole position des déclencheurs de #terriblefour, on a retrouvé le fait de ne pas accorder assez d’attention à nos filles en rentrant le soir, d’être les yeux, les doigts et l’attention rivés sur nos écrans qui sonnent, bipent ou vibrent. Et ça, manifestement, ça ne leur plait pas du tout à nos filles.

Si je suis moins présente sur les réseaux sociaux dans cette tranche horaire, que je ne tweete pratiquement plus les live de la salle de bains, que je ne prends de note de leurs mots d’enfants, que je n’interagis plus trop sur twitter ou FB etc, c’est parce que je dé-co-nnecte :

J’ai appris à m’asseoir par terre pour regarder des coloriages, faire des mémos du Petit Prince, je passe d’une chambre à l’autre pour lire des histoires que je pourrai maintenant vous réciter par cœur, ou encore pour leur apprendre à composer leur tenue du lendemain.

J’apprends à les écouter, à les regarder, à mieux deviner leurs attentes dans leurs gestes et leurs regards. Je joue à la Barbie, je dois faire des bisous à des doudous, et assister à des spectacles quand je ne dois pas faire voler des poneys.

J’apprends à mettre mon cerveau blog & boulot sur pause, à me remettre dans la peau de petites filles de presque 5 ans, qui ont passé la journée à l’école, qui ont obéi, été sages, appris, joué, et qui le soir venu, “relâchent” un peu la pression, et ont tellement de choses à nous raconter.

On refuse de les caler devant un dessin animé pour nous jeter sur nos ordinateurs, parce que le dessin animé, ça reste ici la petite “récompense” ou la “cerise sur le gâteau” le weekend par exemple, et uniquement quand elles sont sages et non pas pour les calmer quand elles font un caprice ou une colère (en évitant au maximum le matin).

On apprend à les laisser parler pendant le diner, en modérant les temps de parole, dîners dont on a avancé l’horaire, parce que ce moment convivial à 4 est aussi l’occasion d’échanges merveilleux qu’il serait dommage de rater sous pretexte de gagner 10 minutes de sommeil.

En fait, je joue à la Maman avec mes filles, dingue ça, et elles aiment, encore + dingue !

Oh certes, il y a toujours des colères, des chamailleries, des mines ronchons, mais rien à voir avec les #terriblefour qu’on a connu, qu’on arrrive à prévenir, et au pire, on les gère plus rapidement et un peu plus facilement.

Si d’aventure j’oublie quelques minutes de poser mon téléphone, la sanction ne se fait pas attendre, le chaos n’est pas loin. Je pose alors tout en vitesse, et on arrive à désamorcer la situation.

comment on a résolu le #terriblefour des jumelles

Matins Calmes

 

L’ambiance du retour d’école et du coucher vont conditionner l’ambiance des réveils. Quand on y réfléchit, quand on se couche ronchon ou en colère, on a pas mal de chance de se réveiller ronchon ou en colère, surtout si on a pas crevé l’abcès. Et bien c’est pareil pour les enfants.

Mais même en ayant bien apaisé les fins de journées, il arrive que les réveils pour l’école soient délicats. Fatiguées, endormies, les filles ne se réveillent pas toujours facilement, trainent pour s’habiller et pendant ce temps, l’horloge tourne. Il faut que je courre entre les 2 chambres en faisant patienter l’une pendant que j’aide l’autre à s’habiller, et vice versa.

On est pris par le temps le matin, il faut s’habiller, prendre le petit dej, se débarbouiller et brosser les dents, et grimper dans la voiture. Alors j’ai parfois un peu tendance à les speeder, et là aussi, j’apprends à lâcher un peu de lest : ce n’est pas la cata si les cheveux sont en bataille une fois de temps en temps, ni s’il reste une trace de chocolat sur la joue (par contre, je ne cède pas sur le brossage des dents, non mais oh …)

Les doudous, ces précieux médiateurs, viennent en renfort, pour faire des bisous pendant qu’on s’habille, pour le petit déjeuner (précision, la TV n’est jamais allumé le matin, j’ai horreur de ça). Ces temps-ci, ils doivent même m’accompagner dans la voiture quand je vais chercher mes filles à l’école, qui leur feront une pluie de bisous et de câlins quand elles les retrouveront.

On arrive donc à se préparer relativement calmement. Heureusement, les weekends et les vacances sont là pour leur permettre de se réveiller à leur rythme, et ça leur permet de recharger les batteries.

 

L’équilibre n’est pas forcément super stable, parfois ça passe tranquille, parfois il faut redoubler de patience, respirer profondément pour (essayer de) ne pas m’énerver plus que nécessaire.  Pour l’instant, nous avons donc trouvé un modus vivendi qui fonctionne assez bien, et je savoure de nouveau ces fins de journées avec mes filles et mon rôle de Maman ♥.

Mais ce qui fonctionne chez les uns ne fonctionne pas forcément chez les autres. Alors vous, comment gérez-vous ces phases délicates avec vos enfants ? Quelles sont vos astuces ?

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