J’ai beau être hyperconnectée, les livres, je ne peux les lire qu’en format papier. Le plaisir de découvrir la couverture, de tourner les pages, de mettre un marque-page, c’est quelque chose que je ne retrouve pas sur une tablette.

Alors quand je reçois un énorme livre*, je n’attends qu’une seule chose, avoir enfin le calme nécessaire pour m’y plonger. Ces derniers jours, j’ai zappé la télé encore plus que d’habitude (vous me direz que je n’ai pas manqué grand chose) pour pouvoir dévorer le nouveau Georgia Caldera : De Velours et d’Acier.

De Velours et d’Acier

Synopsis

Dans les Bas-fonds de Néo-Londonia, Léopoldine se bat depuis des années pour survivre. Lorsque le groupe auquel elle appartient maltraite un enfant, elle décide de se rebeller, quitte à affronter la colère de la Guilde des Voleurs. Dorénavant, elle ne laissera plus rien ni personne lui barrer la route.

Augustin, lui, a toujours mené une existence fastueuse et insouciante, résigné à subir en parallèle l’écrasante emprise de sa mère, la Reine Victoria au règne sans fin. Mais il tombe de haut quand, pour la première fois, il refuse de se conformer à ses plans aussi tortueux que mystérieux. Car, s’il est un prince dont la fonction n’est que titre, c’est lui. Le jeune homme devra résister et fuir pour s’affranchir du joug de la souveraine et embrasser sa destinée.

Une rencontre qui pourrait bien tout bouleverser… mais la liberté ne s’obtient jamais sans sacrifice.

De velours et d'acier, Georgia Caldera

De velours et d’acier de Georgia Caldera est le second tome de la saga Victorian Fantasy qui est sorti le 5 avril. Ce tome 2 peut être lu indépendamment du tome 1, et heureusement car je n’ai pas lu ce tome 1.

Le Tome 2 est un pavé de 800 pages, que j’ai avalé en quelques jours à peine. Dès le prologue, on est plongés dans l’ambiance, limite angoissante d’ailleurs. A peine ai-je lu les premières pages angoissantes avec Augustin, que je suis partie dans le monde particulier et quelque peu étrange dans lequel évolue Léo. Puis on découvre que Léo est en fait Léopoldine, jeune femme indépendante et fragile à la fois malgré ses protections un peu surréalistes. On le sait, Augustin qui devrait vivre dans un cocon de par son rang, vit en réalité l’enfer. En même temps, il semble avoir lui aussi d’étranges pouvoirs, qu’il ne comprend pas vraiment mais qui vont le mettre sur la route de Léopoldine.

Si Augustin et Léopoldine se rencontrent très rapidement dans le livre, il leur faudra affronter des événements, certains créés par eux-mêmes d’ailleurs, comprendre pourquoi les éléments se déchainent ainsi, fuir Néo-Londonia et partir pour un voyage éprouvant, et pas seulement physiquement.

C’est un roman très prenant, parfois aussi très angoissant (âmes sensibles attention), et tout est tellement bien décrit qu’on peut imaginer les personnages et les scènes. Ce roman est également dominé par tout un tas d’émotions, les meilleures comme les pires, pas mal d’hémoglobine et de drôles de créatures. De rapprochements en éloignements, sans compter les caractères de nos deux personnages principaux, et toute une galerie de personnages pas tous sympathiques, on a hâte d’arriver au bout pour y trouver un peu d’apaisement. Enfin.

Encore que, une suite ne serait pas totalement improbable 🙂

En attendant une éventuelle suite (je ne suis pas dans les secrets de l’auteure), je vais quand même aller lire le tome 1 de Victorian Fantasy, Dentelle et Nécromancie, histoire de comprendre encore mieux ce qui se passe avant la rencontre entre Augustin et Léopoldine.

De Velours et d’Acier, de Georgia Caldera

Editions Pygmalion, 805 pages, 17 euros

ISBN : 978-2-7564-1808-7

*service presse