Coucou, en forme ?

Aujourd’hui, je me lâche avec un petit coup de gueule contre cette nouvelle dictature, la mode du “sans“. Oui vous avez bien lu, la mode du “sans” qui devient envahissante, partout, qui vampirise toutes nos pensées, nos comportements.

Allez, on y va, petit pêle mêle, en vrac donc, sans aucun ordre croissant ni décroissant d’importance, de tous ces SANS qui fleurissent à droite et à gauche (et pas uniquement parce que nous sommes au printemps), qui semblent vouloir dicter nos vies. Et vous allez voir qu’il devient difficile parfois, peut-être pas pour tout le monde, mais quand même, de discerner l’effet de mode du reste.

Sans gluten

Sans sucre

Sans caféine

Sans ogm

Sans viande

Sans phtalate

Sans bisphenol

Sans paraben

Sans pétrole

Sans alcool

Sans gras

Sans lait

Sans huile de palme

Sans huile

Sans cholestérol

Sans maquillage

Sans ride

Sans chirurgie

Sans kilos

Sans Couches (jetables)

Sans biberon

Sans tétine

Sans pouce

Sans crier

Sans taper

Sans jurer

Sans réfléchir

Sans limites

Sans gênes

Sans scrupules

Sans vergogne

Sans tolérance

Sans empathie

Sans opinion

Sans concession

Sans engagement

Sans justification

Alors pendant qu’on y est, je vous en rajoute quelques-uns dans la marmite :

Sans jalouser

Sans préjuger (oui, le verbe)

Sans basher

Sans critiquer

Sans contreparties

Sans contrefaçon

Sans arrières pensées

Sans mépriser

Sans obligation

Vous les avez tous ?

Bien, alors maintenant fermez bien le couvercle, Secouez bien fort, avalez d’une traite, et vous verrez que la potion – amère-  n’est pas sans effet secondaire : ça peut finir par faire BOUM.

Comment ça je suis une idéaliste ? Non je ne suis pas sans idées, ni sans goûts, ni sans opinions, encore moins sans caractère, ni sans  idéaux ou sans contraintes. Je ne suis pas sans foi ni loi, je ne suis pas sans vergogne, et je peux être sans état d’âme et parfois sans concession quand on tente de faire comme si j’étais sans cerveau.

Maintenant, vous pouvez reprendre une activité normale, sans comparaison, parce que chacun voit midi à sa porte, et que la porte du voisin n’est pas comme la vôtre, avec tout ce que vous voulez ou pas.

Et je me souhaite, et je vous souhaite, de dire “sans retour” le plus tard possible, ne restez pas “sans sourire” ni “sans profiter”.

Parce que le seul truc qui est vraiment grave c’est d’être “sans rien” ou “sans espoir” ou pire, “sans vie”.

Carpe diem