Reve idéaliste

Ça fait une bonne semaine que j’ai un peu délaissé le blog. La raison ? les microbes, qui nous ont attaqués un par un dans la famille. Moi en dernier bien sûr. Du coup, je n’avais ni vraiment envie ni vraiment l’énergie pour bloguer le soir venu et une fois les filles couchées.

J’ai quand même griffonné quelques billets sur un carnet, preuve que j’arrivais encore à réfléchir un peu.  Entre deux quintes de toux, je ne me suis mise à réfléchir ce qui me faisait encore rêver.

Envoyez du rêve

Être idéaliste dans l’âme, ce n’est pas facile tous les jours. On oscille entre déception, euphorie, on rêve les yeux ouverts. Il faut vraiment faire beaucoup d’effort et prendre sur soi pour se tempérer un peu. Sinon on fait le yoyo et c’est fatigant. Pour ne pas dire lassant.

Et puis quand on est idéaliste, on a besoin d’admirer et on cherche la perfection. Voilà, les 2 maitre mots sont lâchés : admirer la perfection. On met donc les gens sur un piédestal, on “sublime” ce qu’on prend pour des qualités hors du commun. Le corollaire c’est bien entendu qu’on se met des œillères pour ne pas voir ces petits ou grands défauts, ces petites choses qui entachent ce qu’on pensait être idéal.

Un jour pourtant, le voile se déchire et les “petits défauts ou aspérités” sautent à la figure de l’idéaliste comme si c’était des monstres. Boom. Le piédestal est fissuré, l’idéal chute. Et l’idéaliste ne le pardonne généralement pas ou à contrecoeur.

Dure réalité pour l’idéaliste qui comprend, après coup, qu’il est un peu excessif dans ses jugements. Mais éternel rêveur, il y croit encore et toujours. Certes, il a appris à doser ses idéaux, il a compris que certains domaines ne sont définitivement pas pour lui. Il sait aussi que la folie des grandeurs n’est pas un idéal.

L’idéaliste imagine que tous ceux qu’ils croisent sont idéalement altruistes, honnêtes, droits et fiers. Certes, il n’est pas nécessaire qu’ils aient les mêmes opinions ou points de vue que lui. Il peut admirer des personnes qui ne voient pas les choses de la même manière, du moment qu’ils défendent leurs idées avec panache. Tant que le mièvre et le mielleux et le politiquement correct ne sont pas de la partie, ça peut marcher.

Bon mais alors, une fois que j’ai dit tout ça, oui, moi, idéaliste comme je suis, qu’est ce qui peut bien encore me faire rêver ?

Rêver les pieds sur terre ?

D’abord le fait que fort heureusement, le monde est peuplé d’idéalistes, même si parfois certains s’ignorent.  Que même si la loi de la jungle n’est pas qu’un mythe, dans la vie ou même dans la blogo, il reste une bonne proportion d’irréductibles idéalistes qui continuent de rêver et de s’émerveiller devant des choses toutes simples.

Après tout, quand l’idéaliste veut bien admettre que ses idéaux sont un objectif vers lequel on peut se diriger et non une fin en soin, ça va beaucoup mieux. Mais comme la poire pour la soif, il se garde toujours en réserve des rêves, des vrais, ceux qui ne sont pas tout à fait de l’ordre du fantasme, mais dont il sait qu’il ne les touchera peut-être pas du doigt. Pourtant, ces rêves là le feront avancer encore et toujours.

Ensuite, les yeux de mes enfants me font rêver. Encore plus idéalistes que les miens, et c’est rien de le dire. Mais à leur âge, c’est normal et même vivement recommandé. Leurs yeux justement, qui vont clignoter encore plus vite que les guirlandes le 25 décembre au matin, leurs yeux qui pétillent en ouvrant les petites pochettes du calendrier de l’avent d’ici là. Les rêves, les idéaux, elles en ont plein la tête, n’ont pas encore perdu leurs illusions. Je les admire, et je rêve que cela dure le plus longtemps possible.

Oui, elles croient encore au Père Noël. Et ça c’est choupi.

Allez, mercredi après-midi, j’en remets une couche : on préparera notre sapin de Noël tandis qu’au retour du déjeuner, le coffre de ma voiture ressemblait au traineau du Père Noël.

Ok, je ne crois plus vraiment au Père Noël, j’adore jouer son rôle maintenant. Pour le reste, j’essaye de garder les pieds sur terre et je continue de rêver. Des rêves, j’en ai en pagaille. Parce que j’aime ça. Parce que c’est ma came.

Et vous, quel sorte d’idéaliste êtes vous ?