dilettante

La dilettante :Personne qui s’adonne à une occupation, à un art en amateur, pour son seul plaisir. Personne qui ne suit que les impulsions de son plaisir, de ses goûts, qui exerce une activité de manière fantaisiste” (Source : Larousse).

Si j’analyse un peu ma façon d’être, on peut dire que je suis une vraie dilettante pour tout ce qui n’est pas vital. Dès qu’il s’agit de loisirs, ou de sport, je ne fais que ce qui me plait (ou presque). Si la Faculté lit ça, elle va bondir, mais tant pis. Les seuls comptes que j’ai à rendre, c’est à mon corps. Non mais.

Bouger, Si Je Veux

Car voilà, en matière de sport, je suis même au-delà du dilettantisme. J’ai des périodes avec, et des périodes sans. Et pourtant, le sport est aussi un bon moyen de lutter contre le stress. Et je n’ai même pas honte. D’ailleurs, si vous me connaissez un peu, ou pas encore, la règle numéro 1 chez moi, c’est “assumer ses choix”.

Pourtant, du sport, j’en ai fait, et même plusieurs. Mais pas tout le temps, et j’ai aussi eu des périodes sans en faire. Je fais la liste ? allez hop, c’est parti.

Natation : j’ai commencé par ça étant gamine, et mes parents m’inscrivaient à des cours de natation l’été. Ça m’a rapporté un 19/20 en sport au Bac. Résultats, j’ai une belle collection de brevets de natation, donc un brevet de 2 km en mer, océan Atlantique pour être plus précise, lorsque j’avais 10 ans. Départ de la plage, passage des rouleaux, grimper dans le zodiac des CRS qui encadraient l’épreuve, larguage à 2 km de la côte, puis retour à la nage.

Aujourd’hui j’adore toujours nager, mais maintenant, je m’ennuie vite à faire des longueurs de piscine.

Danse contemporaine : je n’étais pas attirée par les pointes ni les tutus. au contraire de mes filles qui elles, commencent la danse classique cette année, à leur demande. J’ai fait de la danse contemporaine quelques années, jusqu’à ce que le professeur change. Et là le drame, je n’accrochais pas avec le prof suivant. J’ai abandonné. Mais je suis un fan de spectacles de danse, j’ai été une accro aux biennales de la Danse à Lyon quand j’y habitais encore. Je suis même allée voir 2 fois de suite la compagnie Alvin Ailey en l’espace de 10 jours tellement j’avais adoré. Ensuite, j’ai fait un peu d’afro, mais je n’étais pas suffisamment à l’aise avec mon corps pour persévérer.

Tennis : pas très loin de chez nous à l’époque, il y avait un club de tennis que plusieurs ont “remonté”, retapé etc. Avec ma mère, on a pris des cours, joué, des heures, sous le cagnard, dans le froid, fait des bbq le soir (parfois au grand dam de mon père et de mon frère). J’y ai été “accro” pendant environ 10-12 ans. En fait jusqu’à ce que j’ai terminé mes études.

La grande époque du tennis est loin derrière moi. En plus, les grands joueurs ne me font plus rêver, alors la raquette est rangé aux oubliettes depuis 20 ans.

Surf : forcément, quand on apprend à nager sur les plages de l’Atlantique et qu’on voit des surfeurs à longueur de journée, ça a fini par me démanger moi aussi. A l’époque, peu de filles en faisaient et je n’osais pas demander. Mon père m’a alors emmené dans un club de surf poser la question, qui bien entendu a eu pour réponse : mais pas de problème, miss, voici une combi et une planche et hop on y va.

Le surf me fait toujours rêver, aucun doute, l’océan et les vagues sont ma came. Mais mon dos, mes lombaires, et abdos malmenés par la grossesse gémellaire ne sont plus en état. Je suis bien tentée par le paddle ou le longboard, à voir pour l’été prochain.

Salle de sport : je ne les ai pas fréquentées pendant des années pour des raisons de coût surtout. A choisir entre payer son loyer et manger, et les frais d’inscriptions dans une salle de sport, il n’y avait pas photo. Il y a quelques années, j’ai pu m’inscrire dans un salle de sport qui était pile sur le trajet de retour du boulot. Au début j’y allais avec une copine, puis toute seule. Je faisais les cours de step et de bike, ça me défoulait bien. Puis ma boîte à déménagé à l’opposé, et j’ai laissé tombé.

Ski : En grandissant à Lyon, les sorties de ski sont classiques dans les collèges et les lycées. Sauf que j’aime pas du tout les descentes, les virages. Donc le ski de piste, très peu pour moi. J’ai fait 2 stages de ski de fond à l’UCPA quand j’étais ado, ça me convenait mieux (le ski la journée, les fondues au chocolat le soir, miam). En plus, j’ai horreur des œufs, des télécabines, des télésièges et de tous les autres trucs suspendus au dessus du vide par un cable, ça limite donc les possibilités.

Rollers : Arrivée en région parisienne et avec les aléas de la vie affective, je me suis inscrite à des cours de rollers, histoire de socialiser un peu. Les cours avaient lieu le dimanche matin aux Invalides, puis on faisait la rando sur les Quais de seine. C’était chouette, mais par contre, pas super super à l’aise sur les rollers. J’ai fini par abandonner.

Running : pendant des années, j’ai refusé d’en faire, tandis qu mon frère y allait tous les weekends, et commençait même à s’inscrire à des 10km, puis des 20 km, puis les marathons. Puis, un jour, mue par une énième tentative pour arrêter de fumer, je me suis lancée. Me voilà partie tous les weekends à faire le tour de de l’hippodrome de Longchamp, voire même 2 tours les jours fastes. Cet élan sera stoppé par la grossesse, les enfants, le dos et les abdos en piteux état. Jusqu’à cette rentrée de septembre où l’envie de rechausser est réapparue sans crier gare.

Entre temps, j’ai bien arrêté de fumer, sans l’aide du sport et avant même d’avoir un projet bébé. C’était il y a 9 ans. Libérée Délivrée.

Pilates : il y a quelques semaines, est donc réapparue l’envie de courir. Sauf que je suis un peu lucide quand même, et me remettre au running sans me re-muscler correctement la ceinture abdominale et sans gainage, c’est le meilleur moyen de me dégouter dès la première sortie. J’avais le choix entre m’inscrire en salle de sport, mais avec le risque de me démotiver rapidement d’y aller seule. Et puis, en inscrivant les filles à la danse, ô surprise : il y avait des cours de Pilates, à des horaires pratiques quand on bosse, qu’on a des enfants. Bingo, je me suis inscrite.

Au bout d’un mois de Pilates, je suis contente de mon choix. Mes abdos, à l’heure où j’écris ces lignes, m’indiquent qu’ils ont bien travaillé hier soir, ainsi que mes fessiers moyens.

Bon, voilà, vous savez. Je suis une dilettante du sport. Je le suis probablement aussi sur d’autres loisirs ou activités, dès lors que ce n’est pas crucial ou obligatoire (par contre, je ne le suis pas sur le boulot, ça, pas question).  Ce qui est logique puisque je marche à l’inspiration et à l’affectif.

Et maintenant à votre tour. Dans quel(s) domaine(s) jouez-vous les dilettantes ?