Sac à mains

Libéré Délivré

La Vraie Vie de mon Sac à Main

Bien avant les 2 ans des jumelles, j’ai largué le sac à langer (oui, largué, bon débarras) que je trouvais décidément pas à mon goût, encombrant, volumineux, contraire à la mode, (en même temps, fallait y caser le bazar pour des jumelles), pas facile à porter. J’avais alors décidé de caser coûte que coûte le minimum vital (puériculturement parlant) dans Sac à Main, mon sac à main (voire, extrême concession, dans un petit sac shopping si la distance à parcourir et/ou la durée du trajet l’exigeaient).

Depuis peu en fait, avec la disparition en février 2014 du dernier “alien” le squattant (le numéro 1 ci-dessous), Sac à Main, mon Sac à main, a fini par retrouver comment dire, sa fonction primaire, sa jeunesse, son utilité, sa futilité, son luxe, son joyeux bazar ?

La dure réalité du sac à main d’une Maman

Parce que depuis la naissance des jumelles, Twin-Clochette et Twin-Raiponce, il a vécu un véritable enfer, un détournement de fonction, se retrouvant à  la limite de schizophrénie devant une double utilisation et un remplissage parfois aléatoire, contradictoire, une charge de baudet, boursouflé, difforme parfois.

Sac à mains

Sac à Main, mon Sac à main, se sent désormais libéré, délivré de chacun de ces accessoires envahissants, volumineux, si étrangers à son univers. Compréhensif, il avait pourtant accepté et vaillamment transporté ces précieux fardeaux sans jamais craquer entre avril 2010 et février 2014 (on peut l’applaudir) :

  1. Tétine (x1)
  2. Lingettes pour les fesses (paquet)
  3. Lingettes pour les mains et le visage (paquet, bon paquet “format de poche”)
  4. Couches (x2 au minimum) + Sac à couches (x2)
  5. Sérum Phy (2 dosettes)
  6. Biberon (x2)
  7. Doudou (x2)
  8. Bavoirs (x2)
  9. … et tout ce que j’ai pu oublier depuis

A nouveau y règne en maître absolu son bazar favori, composé de tubes de rouge à lèvres (en fait, ils sont tous ds mon sac comme ça je n’ai pas à me demander si j’ai la couleur du jour avec moi), des trousseaux de clés, des paires de lunettes, du smartphone et de son câble, le poudrier, le carnet de notes, et les indispensables portefeuilles et autres papiers…

Libéré Délivré

Libéré, Délivré, Sac à Main, Mon Sac à Main, nous accompagne fièrement et dignement en courses, en mission shopping, ou tout simplement en promenade, à l’école.

Héritage ou vestige de ces presque 4 années de cette vie dissolue de Sac à main, ou est-ce par une quelconque contagion, mon portefeuille a pris et gardé de l’embonpoint. Car il comporte désormais une collection impressionnante de cartes de fidélités … pour les marques de vêtement enfants. Bizarrement, il n’y en a aucune pour les marques de mode femme. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Sac à Main, Mon Sac à Main, a également retrouvé tous ses petits rivaux (rivaux qui lui permettent de se reposer un peu, de récupérer quelques heures), les pochettes, et autres petites besaces où ne peuvent se glisser que clés et papiers, petits compagnons qui avaient vaillamment patienté dans leurs dust-bags.

Sac à Main, Mon Sac à Main, reste encore au format “porté travers” ou porté épaule (mais it-bag hein, faut ce qu’il faut, Maman suit la mode), parce que les deux mains censées le porter sont encore les précieuses “mains” de Maman qu’on serre fort quand on se promène.

Un jour, peut-être, le sac porté travers ou épaule cèdera sa place au sac porté main, lorsque les deux petites paires de mains n’auront plus besoin de sentir la chaleur et la poignée rassurante des deux mains de Maman.

Pourtant, si je suis heureuse d’avoir retrouvé mon vrai Sac à Main et son joyeux bazar,  je ne suis pas pressée de le remiser pour reprendre le porté main, tant le fait de tenir doucement mais fermement une petite main dans chacune de mes mains me remplit de joie.

Et, libéré délivré, Sac à Main, le sac à main d’une Maman, mon Sac à Main, nous accompagne fièrement et dignement en courses, en mission shopping, en promenade,  l’école.