Oui, je sais, le proverbe dit en mai fais ce qu’il te plait, mais pour moi, c’est en août que ça se passe. Et que ça fait vraiment, vraiment du bien.

L’été est loin d’être terminé, ici le soleil brille tous les jours, et en fait, on vit là où tant d’autres viennent passer leurs vacances. On l’a même fait avant de s’installer définitivement ici.

Le mois d’août était doux, heureux comme les retrouvailles avec les amis venus de l’Atlantique. Détendu aussi comme les vacances les doigts de pied en éventail pendant une belle semaine, surprenant comme les invitations de dernières minutes et les diners au restaurant le soir avec les filles. Gourmand pendant les barbecue piscine avec les amis venus de Paris ou les amis et voisins, relaxant comme l’odeur de la lavande du jardin fraichement cueillie.

Autant le mois de juillet était anxiogène, autant pendant le mois d’aout j’ai réussi à débrancher, à me couper un peu du virtuel et à me consacrer plus à la vraie vie. En même temps, c’était plus que nécessaire parce que je commençais parfois à devenir plus que ronchon. Ce qui est toujours mauvais signe chez moi.

Heureusement, il y a eu ces jolies nouvelles que j’ai réussi à ne pas rater via les réseaux sociaux. Et je peux même avouer que tous les soirs, je remonte mes TL pour prendre des nouvelles : les progrès d’une mini warrior trop pressée de naitre, l’arrivée d’un joli bébé tout neuf venu de l’océan jusqu’en Provence. Oui, je craque toujours devant les bouilles de bébé – et non je ne ferai pas de numéro 3 & 4.

Je pense aussi à celles qui n’ont pas cette joie, et l’une en particulier qui malgré l’épreuve, reste tellement digne dans sa douleur. Si je ne commente pas ses posts, c’est juste parce que je ne sais pas quoi lui dire pour l’aider un tout petit peu.

Parallèlement, j’ai arrêté de lire les news politiques ou économiques. Ça restera ma plus belle résolution de l’été, sachant que de toute façon le monde tournait sans moi et continuera de tourner sans moi. Et que m’énerver ou flipper en lisant les news devant mon écran d’ordi ou de TV ne résout strictement rien du tout.

J’ai passé des heures à faire des parties de Perlimpinpin avec mes filles qui sont devenues addicts à ce jeu de société génial découvert grâce à la merveilleuse Maman d’une Merveille.

Je les ai regardé progresser pendant les cours de natation, prendre de l’assurance dans la piscine, sauter de plus en plus haut et de plus en plus loin. Sur le bord de la piscine, j’ai joué une version quadra d’un Baywatch provençal.

Seul bémol, j’ai trop coupé mes cheveux, finalement je me préfère lorsqu’ils sont un peu plus long. Je n’ai plus qu’à attendre que ça repousse à la longueur idéale.

Puis on est parti se poser en famille quelques jours les doigts de pied en éventail. On a regardé les filles vivre leur vie au mini club, elles nous ont même accordé des diners en tête à tête 4 soirs en une semaine ! 6 ans que cela ne nous était pas arrivé ! Quelques séances au Spa nous auront suffisamment détenu pour gérer les inévitables scènes entre des jumelles qui partageaient la même chambre l’espace d’une semaine.

Grand progrès cette année : on a réussi à écrire ET poster les cartes postales aux copines avant de rentrer. De retour dans notre home sweet home, on s’est dit qu’on aurait bien profité d’une 2nde semaine à ne rien faire, mais qu’une semaine c’était déjà canon. Alors on parle déjà de la destination pour l’été prochain et de l’envie d’aller découvrir la Corse. A suivre.

Depuis qu’on est rentré, on a repris le boulot et on range. Enfin je range. Je range les chambres des filles, je trie, je fais de la place. Objectif ? leur aménager un vrai coin bureau chacune dans sa chambre.

Parce que dans quelques jours à peine, les filles rentreront au CP. Déjà. Il y a 6 ans on préparait l’adaptation en crèche. 6 ans déjà.

Fin juin, on se doutait que l’été passerait vite. Mais on était loin d’imaginer que cela passerait aussi vite.

Dans un sens, c’est bon signe si le temps défile vite, cela veut dire qu’on ne s’ennuie pas.

Mais d’un autre côté, parfois, je dis bien parfois, je me demande comment ça serait s’il ralentissait un peu. Juste un peu. Parce qu’à ce rythme, je vais me retrouver à changer de décennie en 2017 sans avoir rien compris du tout.

Au mois d’août, on a fait ce qui nous plaisait (ou presque) et c’était bien.

On a regardé et reçus des cartes postales, celles de nos boites à lettres ou celles plus virtuelles postées sur nos instas. Ces cartes postales qui font voyager l’esprit, qui ne racontent rien d’autres que le fait qu’on était en vacances, qu’on a regardé la vie autrement l’espace de quelques jours, qu’on a mangé des glaces, piqué des têtes dans la piscine ou la mer, ou qu’on s’est aventuré dans d’autres contrées.

Merci pour ces jolies cartes postales de l’été.

Opio Aout 2016