Ça ne vous aura pas échappé (enfin j’espère pour vous surtout si vous êtes concernés), c’était la rentrée HIER !

Ah oui, vous avez aussi remarqué que je ne suis vraiment pas une vraie blogueuse (au cas où vous auriez encore un doute :)), parce que je n’ai mis aucune photo de mes filles marquant leur entrée en Ce2. Pour tout vous dire, je n’y ai même pas pensé et on a fait aucune photo hier matin. Oups.

Pourtant, nous, la rentrée, on aime ça finalement ! A tel point que cette année, on l’a préparée en mode ultracool, genre on a préparé les cartables dimanche soir à 18h00. Et les filles étaient trop contentes de retrouver leurs copains et copines.

Et puis, rentrée rime aussi avec apprendre de nouvelles choses, parce que Papa et Maman sont bien gentils et ils savent pleins de trucs et ils ont Wikipédia, mais quand même avec la maitresse c’est mieux -;) .

C’est aussi la reprise des activités extra scolaires, et samedi, on a fait le 1er round des inscriptions avec une nouveauté qui semble bien acquise cette fois-ci : les filles ont choisi d’elles-mêmes des activités différentes l’une de l’autre pour la première fois.

Mais comment on fait une rentrée cool ?

Il y a plusieurs explications possibles, et je crois que la première, c’est surement parce qu’au fil des années, la rentrée scolaire perd de son caractère anxiogène. Ça devient presque une routine. On attend la semaine avant la rentrée pour aller acheter les fournitures, quand la première année on achetait tout dès le 1er juillet !

L’autre explication, c’est que c’est dans ma nature de présenter tous les changements de façon positive, y compris et surtout à mes filles.

 

Pour une rentrée scolaire sereine et cool

Alors si pour vous ces jours-ci, il y a de l’anxiété à l’idée de mettre son enfant à la crèche, de la première rentrée en maternelle, ou de la première rentrée en élémentaire, collège ou autre (OK, on en reparle quand mes filles rentreront en 6ème dans 2 ans ?), sachez que ça passe ! Même pour celles et ceux qui ont fini leur congé mat, et qui doivent laisser bébé pour la première fois chez la nounou ou à la crèche, ça passe aussi.

Ça me parait si loin et si proche en même temps. Quand mes filles ont commencé l’adaptation en crèche (genre en 2010 …), j’étais partagée entre stress de les confier à d’autres personnes, et soulagement de me dire que j’allais pouvoir souffler, ne plus slalomer entre les paquets de couches et les boites de lait (pour comprendre, allez lire ou relire nos premières années de parents de jumelles), et me préparer moi aussi à reprendre le travail.

  • Non je n’ai jamais culpabilisé de les mettre en crèche, parce que d’une part, mes filles étant jumelles, ils nous semblaient très important qu’elles “socialisent” avec les autres, et ne restent pas enfermées dans la bulle “jumelles”.
  • Non je n’ai pas culpabilisé non plus de retourner travailler. En dehors de l’aspect financier, et même si l’équivalent de mon salaire allait financer les deux places en crèche, mes neurones avaient besoin de faire autre chose.

Alors oui, les premiers jours, on a stressé, oui, ça faisait bizarre de ne plus les entendre ni les voir dans la journée, mais tout le monde a trouvé son rythme. Et oui, j’étais toujours pressée et contente de les retrouver le soir.

3 ans plus tard, on a franchit une nouvelle étape. Bye bye la crèche et la région parisienne, bonjour la nouvelle maison et l’entrée en maternelle.

  • La maternelle ? les filles l’attendaient avec impatience je crois, car elles commençaient à tourner en rond les derniers mois de crèche. Mais en même temps, elles changeaient d’environnement et n’allaient donc pas retrouver de copains ou copines de la crèche. Bon, j’ai un scoop pour vous :  les enfants ont une faculté d’adaptation nettement supérieure aux adultes car on se fait parfois des nœuds au cerveau mais pas pour les mêmes choses que les enfants.
  • 3 ans plus tard, coucou Le CP. L’excitation d’avoir un cartable, de faire comme les grands, l’avait un peu emporté sur la peur de l’inconnu et de la nouvelle école.

C’est vrai qu’on a aussi toujours fait pour leur présenter les différentes étapes en positif, en leur montrant le bon côté des choses, et tout ce qu’elles allaient pouvoir en tirer : apprendre plein de choses, apprendre à lire (et là, c’est réussi car mes filles sont des dévoreuses de bouquins), se faire des copains et des copines, etc.

On a toujours essayé de ne pas leur montrer, ou en tout cas de tout faire pour, nos propres stress. En se disant que nos enfants lisent en nous à livre ouvert, et que si on leur communique du positif dans les différents changements, ça ne peut que les aider, parce que ça fait partie de la vie de franchir des étapes.

C’est vrai aussi qu’être jumelles, ça a des avantages, surtout dans ces cas-là. C’est surement rassurant de se tenir la main entre soeurs pour aller vers l’inconnu, non ?

Je crois d’ailleurs que ça joue beaucoup dans notre état d’esprit de parent, savoir qu’elles sont toutes les deux, et qu’il y en a toujours une pour réconforter l’autre si besoin. Oh ça s’estompe en grandissant, elles prennent leur indépendance l’une de l’autre lentement mais surement, elles choisissent des activités différentes, mais elles n’en restent pas moins sœurs, et ce lien si particulier entre elles, que nous parent on a du mal à définir, est toujours bien présent.

Quand même, en cette veille de rentrée, on a eu droit à la question “on veut aller et revenir de l’école toutes seules”,  mais là, on a dit non pour le moment. Il y a encore quelques petites choses de la vie qu’il faut qu’on leur explique avant de les lâcher comme ça sur le trajet de l’école. Et peut-être aussi qu’il faut que nous, les parents, on s’y prépare psychologiquement …